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Conditions de classement et méthodologie

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Le mauvais entretien, les mouvements divers et les circonstances particulières de son arrivée aux Archives départementales avaient particulièrement mis en désordre le fonds, et le terme de vrac n’est pas trop fort pour en évoquer l’état général initial. Toutes les périodes, toutes les institutions avaient été mélangées, des piles interverties, des documents empilés sans logique. Avant tout autre travail de précision, un premier dépouillement systématique a été nécessaire afin de reconstituer les grandes séries usuelles. De plus des documents de toutes époques ont peu à peu révélé les atteintes multiples subies au cours des années : humidité excessive, champignons, attaques de xylophages (vrillettes notamment) etc.

En outre leur mauvais état provient aussi parfois de leur conditionnement originel, puisque nombreux étaient les documents -c’est tout particulièrement le cas pour la correspondance- qui avaient subi de multiples pliages en vue d’un classement et d’une conservation certes louables mais n’ayant pas favorisé leur état de à long terme.
Il faut enfin souligner la saleté, la crasse et la poussière présentes sur des masses considérables de pièces, ce qui a contraint à des opérations de nettoyage permanentes.

Plusieurs phases de classement progressif, ainsi que des récolements divers ont été nécessaires pour aboutir à l’état final. Du point de vue méthodologique, quelques grands principes sont à préciser :
- les unités thématiques et physiques qui avaient survécu ont été conservées dans la mesure du possible, du moins si les différents thèmes et objets traités n’entraient pas en contradiction flagrante avec le plan de classement des archives communales.
-Dans le cadre de classement, à un niveau égal, les pièces apparaissent dans l’ordre chronologique lorsque celui-ci ne rompt pas un ordre logique plus déterminant. Ainsi, même si son amplitude chronologique est plus vaste, la correspondance sera généralement positionnée à la fin.
-A l’intérieur d’une liasse ou des sous-séries, les documents ont été classés selon un ordre chronologique, lorsque cela ne rompait pas une possible unité interne comme par exemple dans le cas d’un dossier judiciaire dont les pièces couvrent plusieurs années.  

Les circulaires préfectorales et autres pièces imprimées, conservées par ailleurs dans les fonds des diverses administrations centrales (préfectures, sous-préfectures, eaux et forêts etc.) ont été tout de même laissées en place lorsqu’elles permettaient vraiment d’illustrer ou d’aider à la compréhension de la liasse, qu’elles étaient adressées à plusieurs communes, dont Castelnau-de-Brassac, mais qu’elles spécifiaient des éléments particuliers pour cette dernière, enfin lorsqu’elles étaient adressées uniquement au maire ou à des agents de la commune de Castelnau-de-Brassac.

Néanmoins, dès les premières observations et la répartition selon les grandes séries, il est apparu que des éléments internes permettaient bien souvent de remettre ensemble et à la file nombre de pièces, attestant d’un classement plus ancien bouleversé par les manipulations et tribulations postérieures du fonds, ce qui a parfois facilité la classification à un niveau de précision plus grand.

A ce titre, l’exemple le plus éclatant de cohésion interne conservée concerne la correspondance. Cette partie du fonds avait été isolée dès le début du processus de classement, en raison de son aspect (des liasses reliées de dizaines de pièces soigneusement pliées pour aboutir à un format identique), mais aussi parce que son importance n’aurait peut-être pas permis sa prise en compte dans les limites du temps imparti.

Tel n’a pas été le cas, et le conditionnement ainsi que le classement ont été grandement facilités non seulement parce que chaque liasse correspondait précisément à la correspondance échangée pendant une année civile, mais aussi parce que la plupart des éléments étaient dotés d’un résumé de leur contenu sur la face extérieure. L’ordre interne des missives, ainsi que la cohérence des éléments ont été respectés. Dans ce dernier cas, les lettres qui avaient été rassemblées comme traitant d’une même affaire ont été gardées dans cet ordre, voire dotées d’un petit sous-dossier.

 

 

 

Les sujets abordés (décrits dans la sous-série 62 EDT 2 D) dans cette correspondance touchent tous les domaines, de la simple réclamation d’un particulier au témoignage de l’influence des grands événements régionaux, nationaux et mondiaux sur la vie communale (guerres, réfugiés, décès de personnalités etc.).

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