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Eléments institutionnels

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Du point de vue administratif, sous l’Ancien Régime la communauté appartenait au gouvernement de Languedoc, à la sénéchaussée de Castres et au diocèse du même nom. Après la Révolution elle fut d’abord rattachée au canton de Brassac, avant d’être intégrée au canton de Vabre en l’an X, pour enfin effectuer en 1819 son retour définitif au sein du canton de Brassac.

La communauté comptait traditionnellement 4 paroisses distinctes : Notre-Dame de Jaladieu, parfois appelée Saint-Roch de Jaladieu mais il est difficile de dire si c'est une ancienne appellation ou si elle concerne certaines parties de son territoire se réclamant d'un autre autel consacré se trouvant dans cette paroisse, Saint-Julien de Biot, paroisse aussi dénommée Saint-Julien de Castelnau, du fait de la proximité du hameau de Biot avec le chef-lieu de la commune, Saint-Laurent de Soulègre et Saint-Louis de Cambous. Ces quatre entités ont des limites coïncidant avec celles de la communauté devenue commune, et ne s’étendent pas au delà. En revanche tout le territoire de la commune ne dépend pas de ces 4 paroisses : les hameaux autour de Valès, dans le coin sud-ouest ont toujours été rattachés à la paroisse Saint Agnan, sur la commune voisine du Bez. Cette appartenance pourrait s’expliquer par le fait que le fief de Valès, propriété de la famille de Bayard, seigneurs de Ferrières, puis passé à la famille des Corbière de Valès, possédant le château de la Barbazanié, a fait partie avec la forêt de Montagnol des derniers territoires adjoints à la communauté à la fin de l’époque médiévale.

 

Extrait du registre des délibérations consulaires 1662-1673 (62 EDT BB 1)

Les documents, notamment au XIXe siècle, révèlent la permanence depuis le XVIe siècle d’une population de religion réformée, moins importante que dans les communes avoisinantes comme Ferrières, correspondant toujours à peu près entre 25% à 33% de la population, et habitant dans sa grande majorité les hameaux du tiers nord-ouest de la commune. Cette dernière, en plus de ses quatre églises se dote donc au XIXe siècle d’un temple à Sablayrolles. Chaque paroisse possède son cimetière, mais celui de Sablayrolles ne compte personne d’enterré. Comme l’explique Louis-Charles Delpuech ( DELPUECH (Louis-Charles), Castelanu-de-Brassac. La vie d'une communauté paysanne en France, Albi, I.C.S.O., 1941, 19 p.), les familles protestantes enterrèrent longtemps leurs morts dans leur jardin. Ainsi, en 1941, le terrain est-il loué et mis en luzerne .
A cette même époque, la commune compte encore plusieurs écoles : des écoles primaires publiques à Castelnau, Bessés, Entrevergnes, Oulès, le Theil, Sablayrolles, Jaladieu ; des écoles primaires privées à Cambous, Soulègre, Jaladieu, et Vernaison.
Il convient de souligner aussi la construction en 1834 du couvent Notre-Dame de la Rotonde ou d’Ouillats, hameau où il est situé. Fondé par des religieuses de Saint-Joseph originaires de Lyon, il fut bâti en dessous de deux tours (d’où la Rotonde) devenues lieux de pèlerinage. Il servit longtemps d’établissement secondaire d’enseignement pour les jeunes filles.

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