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Eléments économiques

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Si la commune a toujours compté de grandes forêts dont il est souvent question au travers de documents très divers, les bois de toutes sortes se sont encore étendus du fait des décennies d’exode rural et de vieillissement démographique qui ont vue la population totale fortement diminuer. Les essences les plus répandues sont le chêne, le châtaignier, le hêtre, l’ormeau.

 

 

 

En un siècle et demi, et notamment dans la seconde moitié du XXe siècle, de nombreux lieudits, fermes et petits hameaux sont tombés en ruines ou ont même totalement disparu, tandis que les pâturages et terres cultivées qui les entouraient se reboisaient peu à peu. Ce nouvel accroissement des surfaces forestières s’est surtout fait au profit d’essences plus usitées dans la sylviculture comme les conifères (sapins notamment) et les peupliers.

 

 

Comme par le passé, l’activité agricole reste encore forte, même aujourd’hui et les vallées, notamment la principale fendant la commune selon un axe nord-sud, sont d’une fertilité rare pour la région, concentrant du même coup les terres cultivées. Historiquement, et encore au XIXe siècle, une part prépondérante des terres est aux mains de grands propriétaires comme en témoigne le nombre de métairies dispersées, mais la part de petits exploitants souvent à la fois propriétaires et fermiers est loin d’être négligeable. Au moment du blocus continental, le gouvernement s’appuya sur les grands propriétaires pour encourager la culture de la betterave sucrière.

 

 

L’élevage a toujours été pratiqué, mais fut pendant longtemps cantonné sur les sols plus durs des plateaux ou plus accidentés des reliefs (aujourd’hui massivement boisés), lorsque la pression démographique et l’occupation des sols était plus importante. A titre de comparaison, et alors que la population avait déjà baissé de près des deux tiers en un siècle plus tôt, voici la répartition des sols donnée par Louis-Charles Delpuech, en 1941 : terres labourables 1675 ha, prés naturels 716 ha, pâturages et pacages 167 ha, bois et forêts 803 h a, landes et terres incultes 1735 ha, vignes 22 ha, divers 500 ha. Les principales cultures sont alors le blé, l’avoine, le seigle, la pomme de terre, le sarrazin. Quasiment tous les habitants cultivent leur propre potager.

Castelnau-de-Brassac comptait aussi un grand nombre d’artisans disséminés dans les hameaux, forgerons, serruriers, ou encore rouliers. Surtout, la commune comme ses voisines abritait un grand nombre de tisserands, travaillant pour leur compte, ou, en tout cas au XIXe siècle regroupés dans des fabriques, ou « industries » appelés « cotonnilles » déjà sous l’Ancien Régime. Enfin, les différents cours d’eau la traversant comportaient des moulins à papier, tombés en ruines bien souvent.

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